Lactarius intermedius (Krombh. →) Berkeley & Broome
Habitat
 
Plusieurs exemplaires trouvés le 30 septembre 2009 au Bois Rodolphe (commune de Baume-les-Dames 25110) sous épicéas et sapins sur sol calcaire, en période de sècheresse.
 
Chapeau :
 
70-95 mm. D’abord plan à marge très enroulée et centre légèrement affaissé, puis la marge peut-être enroulée à faiblement enroulée et le centre plus creusé mais jamais vraiment en entonnoir. Marge flexueuse  à vaguement festonnée, longtemps et fortement enveloppante puis le restant à son extrémité, nettement villeuse mais sans excès. Revêtement gras à visqueux vers la marge, un peu villeux sous la loupe mais moins qu’à la marge, rugueux à cabossé, jaune pâle à ocre jaune clair, marbré d’ocre brun à la fin, pouvant présenter des zones confuses et discrètes qui ne tranchent pas sur le fond mais  cette espèce est non zonée.
 
Lames :
 
Jusqu’à 60 mm, assez espacées, droites dans la jeunesse puis descendantes entièrement accrochées au stipe et terminées par une dent, blanchâtres à crème terne, prenant une nuance rosâtre par la suite, tachées de jaune par le lait. Arête concolore, flexueuse, un peu érodée.
 
Stipe :
 
30-40 x 17-20 mm. Trapu, souvent arqué, évasé sous les lames et aminci vers la marge. Très rugueux, cabossé, dessinant des scrobicules plus ou moins nombreuses et en général peu profondes. Blanc  marbré de brun ocre assez clair, couleur dont se parent les scobicules.
 
Chair :
 
Assez ferme, seulement un peu creusée dans le stipe sur le sujet le plus âgé mais étroitement (1/3 du diamètre et uniquement sur la moitié de la longueur), à odeur agréable, fruitée acidulée, saveur amère et un peu piquante, non douce. Blanche mais se colorant de jaune franc par le lait. Réaction intense et immédiate en bleu profond au TL 4. Lait blanc, jaunissant à l’air, un peu piquant.
 
Microscopie :
 
Spores (A) : 8-10 x 7-8,5 µm, globuleuses à ellipsoïdes, à réticules peu élevées et incomplètes.
Basides (B) : 60-65 x 11-13 µm, tétrasporiques.
Cheilocystides : jusqu’à 60 µm de long et 6-8 µm de large fusiformes appendiculées, plutôt rares, quatre préparations pour en voir quelques-unes.
Pleurocystides : pouvant dépasser 70 µm rares et difficiles à suivre car souvent cachées en partie, de 6-7,5 µm de large, rappelant les cheilocystides.
Articles du suprapelis (E) : de 2,5-6 µm de large, assez emmêlés.

 

Discussion :
 
Le chapeau jaunâtre assez uni, le ton rosâtre des lames, les scrobicules qui touchent la naissance des lames sur le stipe, tous caractères militant pour Lactarius intermedius. Les cystides sont difficiles à mettre en évidence car elles sont assez profondes.
Il n’est pas aisé de différencier Lactarius intermedius de Lactarius scrobiculatus, les spores du second sont données moins réticulées mais c’est subtil. De plus, pour Mme Basso, Lactarius scrobiculatus aurait des cystides très rares mais nous n’avons pas trouvé qu’elles abondaient sur notre récolte. Du point de vue macroscopique, Lactarius intermedius présente un chapeau assez pâle, jaune ocre, et pratiquement sans zonation (ou alors elles sont très discrètes). Les scrobicules du pied atteignent la naissance des lames et il n’a pas de cerne blanc très net comme Lactarius scrobiculatus. Enfin, il semble que lactarius intermedius se rencontre surtout sous sapins et Lactarius scrobiculatus sous épicéas. Mais il ne semble pas que ces espèces soient strictement inféodées à ces arbres. De plus, dans notre région, on les trouve fréquemment en mélange. Notons enfin que la réaction au TL4 est nettement bleue sur Lactarius intermedius et gris bleuâtre sur Lactarius scrobiculatus.
 
Synonyme :
 
Pas de synonyme avéré.
 
 



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